Il y a quinze ans, les lunairiens découvraient avec émerveillement les balbutiements de la téléphonie mobile. Aujourd'hui, le portable fait partie de notre quotidien. Selon les statistiques il y en aurait actuellement plus de 64 millions en service dans l'hexagone, presque un par habitant, enfants compris.
A l'époque, l'installation des antennes sur le château d'eau s'était faite dans une indifférence quasi totale. Mais rapidement l'association « Bien vivre à Saint Lunaire » s'était inquiétée d'effets indésirables pour la santé.
Comme nous nous y étions engagés, nous avons dénoncé les contrats au terme de la durée initialement prévue. Depuis, ils ont été reconduits d'année en année, le temps, pensions-nous, de trouver une solution alternative.
Car les demandes des opérateurs se font de plus en plus pressantes pour développer les nouvelles technologies 3G et bientôt 4G, ce qui nécessite des débits et une puissance supplémentaire.
Des débats, parfois enflammés, ont animé la commission permanente qui réunit chaque mois l'ensemble des Conseillers Municipaux. Un tantinet frondeurs, certains d'entre nous pensaient que les Lunairiens se suffiraient de l'offre actuelle.
Las, trois fois hélas, nous avons vite compris qu'une commune ne pouvait s'opposer au développement des technologies nouvelles, l'Etat ayant vendu, fort cher, les licences dites UMTS.
Même désillusion du côté du principe de précaution, le Conseil d'Etat a cassé récemment plusieurs arrêtés municipaux. Motif : le principe de précaution ne concerne pas les communes, il ne peut être mis en œuvre que par l'état.
Il nous restait une ultime solution, demander aux opérateurs de chercher d'autres sites aux abords immédiats de la ville. Ce que certains ont fait, sans zèle excessif, dirons-nous, menaçant même de poser une demande visant à ériger un pylône de 30 mètres en plein centre-ville.
Nous avons donc décidé de reprendre les discussions sur le site actuel, tout en obtenant des garanties sur les puissances émises et sur un contrôle annuel réalisé par un organisme indépendant.
Nous vous tiendrons, bien entendu, régulièrement au courant de l'avancée des tractations.
Nous avons perdu notre triple A, mais nous aurons la 4G, tant pis...
Michel Penhouët












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