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La conduite à tenir.
La principale méthode consiste en la restauration de ripisylves (Les ripisylves sont des structures complexes composées d'un ensemble d'étages (arborescent, arbustif, herbacé), de toutes les classes d'âge. Dans les conditions naturelles, elles se constituent, se régénèrent et se maintiennent spontanément, sans intervention humaine), sur toutes les berges de cours d'eau où l'homme a eu un impact. Mais cela ne suffit pas, voici quelques conseils pour nous aider à surmonter cette invasion si vous avez de la renouée dans vos jardins et sur vos terrains :
- Si l'on découvre de nouveaux pieds dans son jardin, creuser et essayer d'enlever tout le rhizome( encore assez jeune pour ne pas descendre trop profondément)
- Si l'on a depuis plus d'un an de la renouée dans son jardin, faucher pendant quelques mois la plante dès qu'elle atteint 40cm de hauteur pour l'affaiblir, puis planter des ligneux locaux donnant de l'ombre au sol et ayant une croissance rapide (ex : saule, aulne)sur la parcelle et son contour. Pendant la croissance des ces ligneux, entretenir la parcelle en coupant régulièrement les nouvelles tiges de la renouée. On créera alors une biodiversité assez saine pour que la renouée ne puisse plus se développer sur d'autres terrains.
- Les engins bordant des terrains envahis ne doivent pas garder piégés des fragments de plantes, et il est conseillé de nettoyer les roues pour éviter la propagation
- Tout déchet de renouée doit être surveillé jusqu'à dessèchement et non dispersé dans la nature
- Tous les travaux sur des berges doivent être suivis d'une replantation de végetation locale pour évit er les zones d'ensoleillement.
En cliquant ici, vous trouverez un croquis sur les fonctions essentielles de la Ripisylve.
Pour que la biodiversité puisse continuer d'exister, les hommes doivent accepter quelques concessions ; régulièrement introduites par l'homme dans les espaces naturels, les plantes se révèlent bien vite invasives et leur croissance doit être contrôlée. Etant donné la vitesse de propagation de certaines espèces, cela ne peut se faire sans le recours à des techniques humaines. Aujourd'hui, seule une limitation de l'expansion de la Renouée est possible. Une seule solution, la restauration du milieu. Lorsque des progrès seront faits par rapport aux habitudes de jardinage et aux choix de plantes d'ornements en aménagement, nous observerons un ralentissement de la propagation de ces plantes.
D'autres plantes invasives existent à Saint Lunaire : l'herbe de la Pampa, la Griffe de Sorcière, le Séneçon en arbre, le Laurier Palme, l'arbre à papillons (Buddleia davidii), le Sureau noir (Sambucus nigra), le Prunellier (Prunus spinosa, envahisseur à la pointe du Nick), l'Heracleum mantegazianum (Grande Berce du Caucase)











